Qui conçoit le numérique d’aujourd’hui… et surtout, celui de demain ?
La question est loin d’être anodine car derrière les écrans, les algorithmes et les innovations, un déséquilibre persiste :
les femmes restent encore trop peu nombreuses dans les filières et les métiers du numérique.
Les chiffres sont sans appel
En France, elles représentent une part minoritaire des professionnels du secteur, comme le souligne l’INSEE . Un écart qui s’installe dès le parcours scolaire, où les choix d’orientation vers les enseignements liés à l’informatique restent fortement marqués par les stéréotypes de genre. À l’échelle mondiale, l’UNESCO alerte également sur cette sous-représentation persistante dans les domaines technologiques.
Au-delà de l’enjeu d’égalité, c’est bien la qualité et l’équité du numérique qui sont en jeu
Peut-on concevoir des outils réellement inclusifs sans diversité dans les équipes qui les imaginent ? La question mérite d’être posée.
Dans ce contexte, l’École occupe une place stratégique. Chaque jour, dans les classes et les établissements, enseignants et personnels de direction contribuent à élargir les horizons, à déconstruire les représentations et à encourager des parcours ambitieux, libérés des assignations de genre.
Sur l’ensemble du territoire, des actions concrètes se déploient pour faire vivre cette ambition. Sensibiliser, accompagner, valoriser : autant de leviers mobilisés pour faire de la mixité dans le numérique une réalité en construction et ouvrir, pour chaque élève, le champ des possibles.
La Drane se mobilise pour promouvoir les filières scientifiques et numériques à l’ensemble des élèves de la région académique en mettant en avant l’importance de la mixité dans ces domaines.
Appréhender la science en construisant… une glacière
Concevoir une maquette de glacière inspirée de dispositifs historiques
Un groupe de jeunes filles s’est pleinement engagé dans une démarche scientifique et numérique, riche et concrète. De la découverte d’une ancienne glacière à proximité de leur établissement jusqu’à la réalisation de prototypes, elles ont exploré, testé, échoué, ajusté… et surtout persévéré.
Le recours au numérique a joué un rôle clé dans cette dynamique. Grâce à l’utilisation de capteurs et de cartes programmables, les élèves ont pu collecter et exploiter des données en temps réel, sans perturber leurs expériences. Elles ont ainsi mobilisé des compétences en programmation, en acquisition de données et en modélisation, tout en donnant du sens aux notions scientifiques abordées.
Dans le cadre de leur projet, les lycéennes ont intégré plusieurs outils d’intelligence artificielle à leur démarche, en les utilisant de façon ciblée et en gardant un regard critique sur les résultats obtenus .
Analyse des réponses données par l’IA et vérification auprès des pairs : Pour la programmation de la carte Arduino et le développement du programme de transfert, elles ont eu recours à ChatGPT et Grok, avant de soumettre le code généré à des élèves de NSI afin d’en vérifier la cohérence.
Recherche d’idées et de ressources avec validation par les pairs : Pour la partie physique, et notamment l’étude des nombres sans dimension, ChatGPT et Gemini leur ont permis d’effectuer des recherches rapidement et d’identifier des ressources pertinentes, qu’elles ont ensuite approfondies avec l’aide d’élèves spécialisés en physique. Selon leur enseignant, ce travail sur les nombres sans dimension représente à lui seul un gain estimé à plusieurs semaines de travail.
Développement de l’esprit critique face à l’IA : Les élèves ont également testé Gemini pour la production vidéo, sans résultats satisfaisants, et exploré certaines pistes d’approximation qui n’ont pas abouti.
Ces expériences, loin d’être des échecs, illustrent des compétences développées par les élèves : savoir évaluer un outil, reconnaître ses limites, adapter sa méthode en conséquence et vérifier les résultats par des experts.
Accompagnées par leur enseignant, cette démarche constitue un levier efficace pour renforcer l’attractivité des sciences et du numérique auprès des élèves et des filles en particulier.
Proposer des projets concrets, collaboratifs et ancrés dans le réel, valoriser les réussites et rendre visibles des parcours féminins engagés dans ces domaines sont autant de pistes pour encourager leur implication.
Et si on apprenait toujours comme ça ?
Ce projet montre qu’on peut apprendre autrement : en testant, en construisant, en cherchant. Une manière simple et efficace de donner du sens aux sciences.
Donner à voir des élèves qui expérimentent, programment, analysent et débattent, c’est contribuer à faire évoluer les représentations. C’est surtout permettre à chacune de se projeter avec confiance dans les sciences et le numérique, et ainsi participer à construire une culture scientifique plus inclusive et plus équilibrée.
La démarche et la réalisation des élèves sont expliquées dans cette vidéo :
La Délégation régionale académique au numérique éducatif (Drane) d’Île-de-France a accompagné l’organisation de la 4e édition de l’événement Chemins d’avenir, accueilli par l’entreprise Onepoint. Cette journée a permis à une centaine d’élèves de 5e et 4e de la région académique de découvrir les métiers du numérique et de mieux comprendre les enjeux liés à la place des femmes dans ce secteur.
Organisé le lundi 11 mai 2026, cet événement s’inscrit dans une volonté de sensibilisation précoce aux métiers du numérique, tout en invitant les élèves à réfléchir aux stéréotypes et aux freins qui peuvent influencer les choix d’orientation.
Les objectifs de l’événement Chemins d’avenir
L’événement Chemins d’avenir vise à faire découvrir aux collégiens et collégiennes la diversité des métiers du numérique et le fonctionnement du monde de l’entreprise. À travers une approche interactive et participative, il propose aux élèves de questionner leurs représentations et d’ouvrir le champ des possibles.
Un des enjeux majeurs de la journée est de sensibiliser les élèves à la sous-représentation des femmes dans les métiers du numérique. En abordant les stéréotypes de genre et les biais, l’événement encourage chacun et chacune à réfléchir à ses propres aspirations, en dépassant les idées reçues.
Enfin, cette journée se veut à la fois ludique, réflexive et inspirante, en combinant activités collaboratives, temps d’échange et rencontres marquantes.
Organisation de la journée
La matinée a été consacrée à un atelier collaboratif autour du jeu de cartes "la fresque de l’équilibre harmonieux". Répartis en groupes, les élèves ont mené une enquête pour explorer les stéréotypes et biais qui influencent les parcours, notamment dans le domaine du numérique. Cette activité leur a permis de débattre, de confronter leurs idées et de proposer des pistes pour favoriser une plus grande égalité.
L’après-midi a débuté par deux tables rondes réunissant des professionnels du numérique. La première, « Au-delà des clichés : les femmes qui (ré)inventent le numérique », a mis en lumière des parcours inspirants et des trajectoires variées. La seconde, « Trouver sa voie(x) dans un monde en transformation », a invité les élèves à réfléchir à leur avenir et à la construction de leur parcours.
Ces échanges ont été prolongés par un temps de rencontre informel entre les élèves, des professionnels du secteur et des étudiants engagés dans des formations liées au numérique.
La journée s’est conclue par l’intervention d’Aurore Bergé, Ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, qui a échangé avec les élèves en répondant à leurs nombreuses questions. Ce temps fort a permis de valoriser leur engagement et de souligner l’importance de l’égalité des chances dans l’accès aux métiers d’avenir.
Une journée pour ouvrir les possibles
En proposant aux collégiens et collégiennes une immersion concrète dans le monde du numérique et de l’entreprise, Chemins d’avenir contribue à élargir les horizons et à déconstruire les stéréotypes dès le plus jeune âge.
Une initiative qui rappelle que les parcours ne sont jamais tracés d’avance, et que chaque élève peut trouver sa voie, à condition d’oser explorer, questionner et se projeter.
Évènement Girls & Tech
TF1 a ouvert ses portes aux lycéennes pour découvrir les métiers du numérique
La Fondation TF1 a sollicité la délégation régionale académique au numérique éducatif (Drane) d’Île-de-France, en relation avec le l’information (Clemi), pour accompagner l’organisation de Girls & Tech : une rencontre entre des jeunes filles de lycées franciliens et des collaboratrices de TF1, spécialisées dans les domaines du numérique. Les élèves pourront découvrir des métiers dans les domaines de l’IT (technologies de l’information), du Digital, de la Data et du Broadcast (transmission) et rencontrer des professionnelles inspirantes.
Les objectifs de l’événement Girls & Tech
L’événement Girls & Tech vise à faire découvrir aux jeunes filles la diversité des métiers du numérique et de la tech, en mettant particulièrement en lumière les opportunités offertes par le secteur de l’audiovisuel.
À travers des échanges directs avec des professionnelles du secteur, Girls & Tech cherche à favoriser la rencontre et le dialogue avant le choix des spécialités au lycée. L’objectif est de leur offrir des repères concrets, des modèles inspirants et des pistes d’orientation, afin de les encourager à envisager une carrière dans un secteur en pleine expansion.
En mettant en avant des parcours variés et motivants, l’événement entend agir pour plus de mixité dans la tech. Il s’adresse aux jeunes filles pour briser les stéréotypes, éveiller leur curiosité et leur donner confiance en leur potentiel dans ces métiers d’avenir.
Enfin, Girls & Tech se veut un moment convivial et stimulant, dédié à l’innovation et aux technologies de demain. Une occasion unique de vivre une expérience immersive, de poser des questions et de s’imaginer, pourquoi pas, comme les actrices de la tech de demain.
Organisation de l’événement
L’événement s’est déroulé en trois temps :
Il a débuté par une introduction en plénière, permettant de présenter les enjeux de la journée et d’inspirer les participantes.
S’en sont suivi quatre ateliers en petits groupes, conçus pour favoriser les échanges, l’interaction et une immersion concrète dans les métiers du numérique :
Construction d’une ville en Lego en suivant les concepts de la méthodologie Agile.
Découverte du cycle de vie de la data à travers l’exemple des algorithmes de recommandation de TF1+, comme une recette de cuisine. L’atelier inclura une exploration des usages concrets de l’IA, pour rendre ces concepts accessibles et inspirants.
Réalisation un journal TV : les lycéennes s’immergeront dans des rôles d’ingénieure du son, de cheffe d’équipement, de truquiste... Il s’agit de comprendre le fonctionnement d’une production télévisuelle en direct.
Speed-meeting avec les expertes Tech du Groupe TF1 : Un format dynamique et interactif pour permettre aux lycéennes de rencontrer, en tête-à-tête, des professionnelles passionnées du numérique, et d’échanger librement sur leurs parcours, leurs métiers et leurs conseils d’orientation.
Pour clore cette rencontre, un moment informel autour d’un goûter a offert aux élèves l’opportunité de discuter librement avec les collaboratrices de TF1, dans une ambiance conviviale et propice aux échanges.
Girls & Tech rappelle avec force que l’innovation ne peut progresser sans diversité : en offrant aux lycéennes des modèles féminins inspirants, des repères et des expériences concrètes, cet évènement contribue à préparer une nouvelle génération à prendre place dans l’écosystème numérique.
Le mardi 9 décembre, l’association Les Intrépides de la Tech et 2050 NOW La Maison ont organisé « Who’s Next ? », un événement entièrement dédié aux collégiennes et lycéennes qui souhaitent découvrir les coulisses du numérique.
Accueilli au siège du Groupe Les Échos – Le Parisien, ce rendez-vous ambitieux a réuni 90 jeunes filles et 40 professionnelles de la Tech pour une matinée d’échanges, d’inspiration et de découvertes.
Pensé comme un accélérateur de vocations, Who’s Next ? poursuit cinq objectifs clairs :
Découvrir le monde de la tech pour les collégiennes et lycéennes
Encourager l’intérêt pour un secteur plein d’avenir
Explorer les métiers de la tech et du numérique
Rencontrer des professionnelles inspirantes et échanger avec elles sur leurs parcours et leurs métiers au quotidien
Vivre un moment convivial dédié à l’innovation et aux technologies de demain
Pour ce faire, la matinée a été découpée en deux parties : après un mot d’accueil, les élèves ont pu découvrir les portraits inspirants de de #WomenInTech, puis elles ont participé à un speedlmeeting : 2 jeunes et 1 pro de la tech. Une collation et un temps d’échange ont clôturé cet évènement.
En rassemblant sur un même lieu les futures talents et celles qui font la Tech d’aujourd’hui, Who’s Next ? s’impose comme un temps fort pour favoriser la mixité, lever les stéréotypes et ouvrir des horizons professionnels encore trop méconnus.
Elles l’ont vécu : la Tech, c’est aussi pour elles !
L’énergie et les retours des participantes témoignent du succès de l’événement. Entre découvertes, échanges et prises de conscience, « Who’s Next ? » a marqué les esprits.
Le lycée de Prony à Asnières en offre un témoignage vibrant.
Dix de ses élèves en filière d’Assistance à la gestion des organisations et de leurs activités (AGOrA) ont vécu cette matinée comme une révélation, et leur retour d’expérience, publié sur le site de leur établissement, en dit long sur l’impact de « Who’s Next ? ».
Lin Shenoa, lycéenne au lycée François 1er de Fontainebleau, revient sur une expérience qui a redéfini sa vision de la Tech.
J’ai apprécié de participer à cet événement.
Un accueil chaleureux et des échanges authentiques : « Les organisateurs, Le Parisien et Les Échos, ainsi que les professionnelles, nous ont accueillies avec bienveillance. Les entretiens en petits groupes, autour d’une table, ont créé une atmosphère propice aux confidences et aux conseils. »
Des parcours qui libèrent les possibles : « Elles ont pris le temps de nous expliquer leur cursus, leur métier, et surtout, de nous rassurer : rien n’est irréversible. « À moins d’étudier la médecine, un changement de voie est toujours possible, » nous ont-elles rappelé. « Les apprentissages multiples développent plus de compétences au final. » »
L’intelligence artificielle et la passion comme moteurs : « Nous avons parlé de l’influence de l’IA sur les métiers du numérique, mais aussi de l’importance de choisir un domaine qui nous plaît. C’est une dynamique qui engendre de la passion, et c’est ce qui nous pousse à nous dépasser. »
Un message fort : briser ses propres limites : « Les limites sont souvent dans notre propre tête, donc il faut se battre pour pratiquer le métier de nos rêves. Il faut sortir de sa zone de confort pour aller de l’avant. »
Une rencontre marquante : « >J’ai eu la chance de rencontrer Caroline Ohrn, Inès Kouraïchi et Nathalie Pannetier – des femmes qui, par leur parcours, m’ont montré que la Tech est un champ des possibles. »
Merci au Journal Le Parisien, aux Échos et à mon lycée pour cette sortie qui a changé mon regard sur mon avenir.
Ressources pour l’orientation et l’égalité filles-garçons
RESO d’Avenir(s)
Le site propose de nombreuses ressources éducatives sur l’orientation, qui seront ensuite disponibles dès novembre 2024 sur la plateforme AVENIR|S|, en ligne sur les espaces numériques de travail (ENT) des collèges et lycées dans les ressources du gestionnaire d’accès aux ressources (GAR).
Logo Reso AVENIRS
Des séances clé en main en lien avec les inégalités filles-garçons sont disponibles :
Logo Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria)
Logo Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) - Transciption
Inria 1 scientifique, 1 classe : chiche !
Ce programme, destiné aux élèves de classes de seconde des lycées d’enseignement général et technologique, propose aux enseignants et enseignantes d’accueillir dans leur classe un ou une scientifique du numérique. Les objectifs de ces rencontres sont nombreux :
Sensibiliser les élèves aux sciences du numérique
Remettre en question les stéréotypes liés aux métiers scientifiques
Encourager des vocations
Éclairer les choix d’orientation des élèves
IngénieurEs
Logo IngénieurEs
La fondation Mines ParisTech a présenté un documentaire pour promouvoir les formations d’ingénieurs auprès des jeunes filles.
Réalisation : Raphaël Duvernay.
Girls Can Code !
Logo Girls Can Code !
Prologin est une association qui cherche à promouvoir l’informatique et l’algorithmique auprès des étudiants et étudiantes. Elle organise un concours informatique ouvert à tous les étudiants de moins de 21 ans et des ateliers de programmation pour collégiens et lycéens.
Depuis 2014, l’association propose aussi des stages « Girls Can Code ». Il s’agit de stages gratuits d’initiation à l’informatique, destinés aux collégiennes et lycéennes, organisés sur un week-end ou durant une semaine en été.
Les talents du numérique
Logo Talents du numérique
Le site de référence pour s’orienter vers les formations et métiers du numérique.
Un quiz pour les élèves intéressés par le numérique leur propose de découvrir des pistes de formation associés aux métiers qui leur ressemble le plus.
Un chatbot est également disponible.
Le projet « Les intrépides de la Tech »
Logo Les intrépides de la Tech
Né en 2019, ce projet réunit quatre partenaires – La Simplon Foundation, La Compagnie du Code, Magic Makers et JobIRL – afin d’agir pour plus de mixité dans la tech. En 2022, La Drane Occitanie et la Drane de Versailles rejoignent le projet.
Ce collectif propose divers ateliers pour les collégiens et lycéens.
Il est possible d’inscrire sa classe à l’atelier Orientation & Métiers du Numérique.
Ressources complémentaires
Jump in Tech du programme BECOMTECH propose 4 semaines gratuites pendant l’été pour que les filles découvrent l’univers du numérique et de l’informatique, en présentiel ou en distanciel.
Logo BECOM Tech
Le plan interministériel « Toutes et tous égaux » (2023-2027) est à l’origine du programme TechPourToutes, qui accompagne gratuitement les jeunes filles de 15 à 24 ans vers les formations des métiers techniques du numérique. Concrètement, les étudiantes peuvent avoir accès à un tutorat par des étudiants ou étudiantes, mentorat par des professionnels ou professionnelles, recevoir de l’aide dans leur recherche de stage ou encore accéder à des ateliers, conférences, et rencontres inspirantes.
Logo Tech pour toutes
Tout au long de l’année, l’association « Elles bougent » et ses partenaires organisent des évènements dans le but de faire découvrir aux collégiennes, lycéennes et étudiantes, toute la richesse des filières et carrières scientifiques et technologiques.
Logo Elles bougent
Des ressources pour sensibiliser les élèves aux stéréotypes de genre
Matilda
La plateforme Matilda référence plus de cent vidéos avec des ressources pédagogiques associées sur les thématiques de l’égalité entre les sexes, dans tous les domaines. Elle propose également un espace collaboratif permettant d’échanger des idées et des réalisations.
Matilda
Matilda - Transciption
Logo du projet "Matilda"
Un concours vidéo « Buzzons contre le sexisme » est proposé chaque année aux jeunes de moins de 26 ans.
Stéréotypes Stéréomeufs
Lancée en septembre 2018, la campagne Stéréotypes Stéréomeufs, de l’ADOSEN Prévention Santé MGEN (Mutuelle Générale de l’Éducation Nationale), vise à sensibiliser les élèves du CM2 à la Terminale sur l’égalité femmes-hommes. Son objectif est de déconstruire les stéréotypes de genre, en promouvant la laïcité comme levier d’émancipation. Cette campagne, fondée sur un support numérique, aborde divers aspects de la vie quotidienne (professionnel, scolaire, privé) pour encourager un changement profond des mentalités. Elle aspire à faire des jeunes des ambassadeurs et ambassadrices de l’égalité entre filles et garçons.
Des vidéos d’environ 5 min et des guides pédagogiques sont proposés, ainsi que des interventions.
Stéréomeufs
Stéréomeufs - Transciption
Logo "Stéré♂types - Stéré♀meufs"
Mini-série « Cassons les codes »
Femmes@Numérique et Numeum propose la mini-série « Cassons les codes » à regarder en classe. Trois vidéos sur les préjugés sexistes et la place des filles dans les métiers du numérique.
Casser les codes
Casser les codes - Transciption
– Épisode 1 : Le numérique, c’est pas POUR LES FILLES
– Épisode 2 : Le numérique, c’est pas ÉCOLOGIQUE
– Épisode 1 : Le numérique, un secteur PAS INCLUSIF
Concours #Zérocliché
Le concours #Zérocliché, organisé par le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (Clémi), propose d’aborder la question des stéréotypes sexistes dans le quotidien des élèves. L’objectif est de produire des supports médiatiques (vidéos, reportages audio, ou texte...) en déconstruisant les préjugés. Ce concours est accessible aux classes de la maternelle jusqu’au lycée.
Concours Zéro cliché
Concours Zéro cliché - Transciption
Capture d’écran de la page du "Concours Zéro cliché"
Outils égalité filles-garçons
Sur le site Les valeurs de la République, le réseau Canopé met à disposition de nombreuses ressources pédagogiques à exploiter en classe pour travailler sur l’égalité filles-garçons. Des vidéos, des dossiers ou des jeux sont à disposition pour aborder les clichés et stéréotypes de genre avec des classes du premier ou second degré.
Outils égalité filles-garçons
Outils égalité filles-garçons - Transciption
Capture d’écran de la page "Outils égalité filles-garçons"
Ces pionnières qui ont marqué l’histoire du numérique
Chaque année, la Journée internationale des droits des femmes est l’occasion de mettre en lumière les contributions souvent oubliées par l’Histoire des femmes dans divers domaines. Celui des sciences, et plus particulièrement du numérique, ne fait pas exception : bien que nombre d’entre elles aient été à l’origine d’avancées essentielles dans ce secteur, leurs noms restent trop souvent méconnus du grand public.
Rendons hommage à ces pionnières en dévoilant quelques portraits de femmes qui ont façonné, et continuent de façonner, les grandes avancées technologiques de notre époque.
Exposition "Les pionnières qui ont marqué l’histoire du numérique"
Exposition "Les pionnières qui ont marqué l’histoire du numérique" - Transciption
Affiches lors de l’exposition "Les pionnières qui ont marqué l’histoire du numérique" collées le long d’un mur.
Sœur Mary Kenneth Keller « L’informatique pour tous »
Née en 1913 et décédée en 1985, elle était d’origine américaine. Religieuse et informaticienne, elle est la première personne à obtenir un doctorat en informatique aux États-Unis. Elle a contribué au développement du langage BASIC, facilitant l’apprentissage de la programmation pour un plus large public. Engagée dans l’éducation, elle a œuvré pour l’accessibilité de l’informatique et la promotion des femmes dans le domaine technologique.
Ingénieure en logiciel, elle a dirigé l’équipe du MIT chargée de concevoir le système de guidage des missions Apollo, dont Apollo 11 qui a permis le premier pas sur la Lune. Son travail a posé les bases de l’ingénierie logicielle en mettant en avant des concepts de fiabilité et de programmation rigoureuse, encore utilisés aujourd’hui.
Portrait de Margaret Hamilton, "Elle a écrit de la Terre à la Lune"
née en 1936
Américaine
Carol Shaw « Maîtresse du Joystick »
Née en 1955 aux États-Unis, cette pionnière de l’industrie du jeu vidéo, est l’une des premières femmes développeuses dans ce domaine. Après avoir travaillé chez Atari, elle a rejoint Activision, où elle a conçu le célèbre jeu River Raid. Son travail a contribué à une plus grande reconnaissance des femmes dans le gaming. En 2017, elle a été récompensée aux Game Awards pour l’ensemble de sa carrière.
Elle a posé les bases de l’informatique moderne en concevant le tout premier algorithme destiné à être exécuté par une machine. Son génie visionnaire a ouvert la voie aux avancées technologiques d’aujourd’hui. Son héritage continue d’inspirer les générations de programmeurs et programmeuses !
Portrait d’Ada Lovelace - Les fondations du code.
1815-1852
Britannique
Joan Clarke « Dans l’ombre d’Enigma »
Née en 1917 et décédée en 1996, cette mathématicienne et cryptanalyste était britannique. Elle a contribué au déchiffrement du code Enigma, utilisé par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Travaillant à Bletchley Park aux côtés d’Alan Turing, elle a joué un rôle clé dans le renseignement, marquant l’histoire de la cryptographie. Son travail dans ce domaine reste une avancée majeure dans l’histoire du renseignement, ouvrant la voie aux technologies de sécurité modernes.
Née en 1958 et de nationalité française, cette pionnière a marqué l’industrie du jeu vidéo avec des jeux inspirés de l’histoire et des cultures des Caraïbes, comme Méwilo et Freedom. Première femme antillaise reconnue dans ce domaine, elle a également contribué au développement des logiciels éducatifs ADI, faisant d’elle une figure unique du monde vidéoludique.
Elle a joué un rôle clé dans la fiabilité des réseaux informatiques modernes. Dans les années 1980, elle a développé le protocole Spanning Tree, une technologie essentielle qui empêche la formation de boucles dans les réseaux, évitant ainsi les ralentissements et les blocages du trafic de données. Son travail a permis de poser les bases d’Internet tel que nous le connaissons aujourd’hui, en garantissant des communications fluides et efficaces entre les machines.
Portrait de Radia Perlman, la "Mère de l’Internet".
née en 1951 - Américaine
Latanya Sweeney « Gardienne des données »
Née en 1977 et de nationalité américaine, cette spécialiste de la protection des données, a révélé des failles de sécurité et conçu des algorithmes d’anonymisation. Ses travaux ont influencé les politiques de confidentialité et contribué à la réglementation des données numériques, notamment en exposant les biais raciaux dans les systèmes d’information.
Anne-Marie Kermarrec « L’IA et le big data à portée d’humain »
Née en 1970 et de nationalité française, cette experte en intelligence artificielle, a conçu des algorithmes permettant d’améliorer la gestion et l’analyse de grandes quantités de données. Ses travaux ont des applications dans de nombreux domaines, notamment le big data et l’optimisation des systèmes informatiques.
Hedy Lamarr, actrice et inventrice, cocréatrice d’un système de transmission sans fil à l’origine du Wi-Fi,
Katherine Johnson, mathématicienne ayant travaillé sur les calculs de trajectoire des missions spatiales de la NASA,
Shafi Goldwasser, experte en cryptographie et sécurité informatique, dont les travaux ont eu un impact considérable sur la protection des données.)
Si ces femmes ont marqué l’histoire du numérique, leur reconnaissance reste encore insuffisante, et leur héritage mérite d’être davantage mis en avant. Aujourd’hui encore, les filles sont sous-représentées dans les filières scientifiques et peinent à se projeter dans les carrières du numérique. Il est donc essentiel de poursuivre la valorisation de ces figures inspirantes pour encourager de nouvelles vocations et favoriser une plus grande mixité dans ces domaines d’avenir.
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